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La République

  • De l'attentat

    Il est parfois intéressant de "tomber sur" de vieux textes ; comme les personnes âgées, ils nous permettent d'envisager notre vie et les événements qui la constituent d'une façon différente.

    Dans le Grand dictionnaire encyclopédique Larousse de 1982, je lis :

    "Attentat contre l'autorité de l'État : crime commis par celui qui, par un acte matériel quelconque impliquant un commencement d'exécution, a tenté (...) d'exciter les citoyens ou les habitants à s'armer les uns contre les autres ou contre l'autorité de l'État. (L'attentat contre l'autorité de l'État est puni de la détention criminelle à perpétuité.)"

    Certain dirigeants syndicaux ou hommes politiques me semblent particulièrement habiles à "exciter les citoyens à s'armer contre l'autorité de l'État".

     

    Stéphane

     

  • Attentat à l'aéroport d'Istanbul

    Qui étaient les trois personnes qui ont perpétré les attentats à l'aéroport d'Istanbul ? D'où venaient-elles ?

    Ces deux questions sont sûrement au centre de la réalisation effective de la sécurité des Européens.

    De quelle nationalité étaient-elles ? Venaient-elles de Syrie, y avaient-elles séjourné ? Les conditions de sécurité dans cet aéroport étaient-elles suffisantes ? Bien évidemment non.

    Quel sens peut bien avoir cet attentat ? Je remarque qu'il a eu lieu à la frontière sud-est de l'Europe, à l'extrême opposé du Royaume-Uni, sorti récemment de l'Union européenne.

    Il s'agit désormais de prévenir les risques sur les sols européen et français. Le gouvernement s'y emploie depuis déjà longtemps, avec un investissement important et des moyens toujours accrus. Les réponses techniques de prévention suffisent-elles ? L'armée française et la police nationale veillent en permanence pour assurer la sécurité des Français. Notre devoir citoyen n'est-il pas de leur faciliter la tâche ?

     

    Stéphane

     

  • Hommage à Benoîte Groult

    "Choderlos de Laclos [1741 - 1803, auteur des Liaisons dangereuses] avait écrit qu'il n'y aurait pas de véritable révolution sans que les femmes s'en mêlent et que le changement de la société dépendrait de leur courage", écrit Benoîte Groult dans Ainsi soit Olympe de Gouges.

    "Par leur révolte et par leurs luttes communes pour la première fois de l'histoire, [les femmes] auront constitué l'armature du féminisme moderne, même si les historiens ou les chroniqueurs du temps les ignorèrent, ou réduisirent leur participation à l'anecdote ou au scandale", poursuit-elle.

    "Au [vingtième siècle], loin de se montrer moins partiale, l'opinion va encore se durcir : la médecine, la psychologie et la psychiatrie vont en effet apporter du renfort aux écrivains et aux hommes politiques en démontrant que l'ambition chez elles n'est qu'une manifestation névrotique qu'il convient de soigner." C'est moi qui souligne.

     

    Stéphane

     

    Benoîte Groult, Ainsi soit Olympe de Gouges, Grasset, 2013.

     

  • Lettre ouverte à Monsieur le maire de Villers-Cotterêts

    "Monsieur le maire,

    J'apprends par voie de presse que vos services demandent à un groupe de musiciens programmés dans votre ville de "respecter le principe de neutralité politique", ce que je traduis ici par : "se taire". Je vous prie de bien vouloir considérer la gravité extrême de cette demande, ainsi que sa flagrante ineptie. Vous voudrez bien, Monsieur le maire, faire en sorte que le groupe "Gabriel Saglio et les Vieilles Pies" soit dédommagé à la juste mesure de votre décision.

    Veuillez agréer, Monsieur le maire, l'expression de ma considération respectueuse.

    Stéphane Mettetal."

     

    Lettre manuscrite datée du samedi 18 juin 2016 à l'adresse suivante :

    Monsieur le maire, Mairie, 3, rue de l'hôtel de ville, 02600 Villers-Cotterêts.

     

  • De l'appel du 18 juin 1940

    "Le 9 juin 1944, les maquisards enlèvent un officier SS et l'exécutent, semble-t-il dans le village d'Oradour-sur-Glane. Le lendemain, un détachement de la division SS Das Reich arrive à Oradour, rassemble la population, l'enferme dans les granges, dans l'église, massacre tous les habitants et incendie le village. Ce carnage coûte la vie à 642 personnes."

    Philippe Valode et Robert Arnaut, Secret défense.

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  • Des migrants

    "Un jour, comme ça, j'étais content, je chantais. Un gars à côté me dit : "Tais-toi, merde !" Pourquoi il me dit ça ? Il est ouvrier comme moi. Même le patron ne me dit pas ça, je ne veux pas. Je lui dis : "Si tu le dis encore, je te casse la gueule." Il est parti réclamer au chef d'atelier qui m'a appelé : "il paraît que tu n'es pas venu aujourd'hui pour travailler et en plus tu veux casser la gueule aux autres. A la fin du mois, tu viendras prendre ton compte."

    Je lui ai dit : "Comment ! tu me mets à la porte et tu ne veux pas me payer avant la fin du mois ! Tu as déjà renvoyé cinq Africains parce qu'ils sont noirs ! Ils n'ont pas fait cinq jours, à cause de la manière dont tu les traites. Vous êtes racistes !"

    J'étais énervé, je suis parti."

    Sally N'Dongo, Voyage forcé, éd. Maspero, Paris, 1975.

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  • Choix et décision

    "La seule consolation au malheur d'avoir perdu votre amitié est l'espoir de conserver votre estime."

    Choderlos de Laclos, Les liaisons dangereuses.

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