23 novembre 2014

Le maillon faible

Dans un restaurant à bon marché de la zone commerciale de Saint-Maximin, je déjeune avec Michel Roby, militant communiste. Je lui dis : "il s'agit de s'occuper des êtres, jusqu'au plus faible ou plus démuni." L'homme approuve.

Je n'avais jusqu'à présent qu'une idée vague de cette entité. Peut-être était-ce celui qui souffre le plus ; mais de quoi ? Du racisme, de la discrimination, de la pauvreté ou d'autre chose ?

J'ai dorénavant une idée plus précise de cet être qui, à cause de cette souffrance, s'isole, péricilite et finit par céder. Cet être dont les difficultés sont les plus grandes et qu'il faut donc aider, c'est la personne handicapée.

Car elle ne peut pas "s'en sortir" seule, elle a besoin d'aide pour tous les actes de la vie courante. Là où une personne valide pourra, la personne handicapée sera démunie ou tâchera, au prix d'efforts extrêmes, de réussir les actes banals que la première exécutait naturellement et sans y penser.

Stéphane Mettetal.

21 novembre 2014

Inauguration de la mairie de quartier aux Terriers

L'État a accordé des fonds exceptionnels au quartier des Terriers à Pont-Sainte-Maxence. Le maire, Arnaud Dumontier, en a profité pour créer une mairie de quartier située sur la place des tilleuls, qu'il a inaugurée hier, jeudi 20 novembre, en présence de Mme la sous-préfet, M. Éric Wœrth, député, M. le président de la communauté de communes des pays d'Oise et d'Halatte (CCPOH) et M. Michel Delmas, conseiller général.

Stéphane Mettetal.

20 novembre 2014

Quelques rappels à propos des hommes qui nous gouvernent

Gérard Davet et Fabrice Lhomme ont écrit un livre intitulé Sarko s'est tuer. Ces auteurs sont journalistes au Monde. Le premier fut interrogé par une chaîne de télévision en continu à propos de l'affaire Jouyet-Fillon, où celui-ci était "accusé" d'avoir demandé à celui-là, secrétaire de l'Élysée, l'accélération des poursuites judiciaires contre Nicolas Sarkozy, ex-président de la République.

Je me suis rendu à la Fnac de Saint-Maximin, où l'ouvrage était en vente. Dans les dernières pages, les auteurs convoquent M. Éric Wœrth, maire de Chantilly, député de l'Oise, ex-trésorier de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) et ex-ministre du Budget, puis du Travail. Ils rappellent que des procédures judiciaires sont en cours le concernant (affaire Bettencourt) et que son procès sera tenu en janvier et mars 2015.

Éric Wœrth est un soutien d'Arnaud Dumontier, maire de Pont-Sainte-Maxence, bien que celui-ci ait pris bien soin de ne pas afficher son appartenance à l'UMP pendant sa campagne électorale de l'année dernière. Ils étaient ensemble à la foire de cette ville, dimanche dernier.

Stéphane Mettetal.

19 novembre 2014

De la lecture

Il y a ceux qui lisent. Ils considèrent qu'ils peuvent ainsi apprendre quelque chose sur le monde qui les entoure, se faire une opinion sur les événements, bref, ne pas rester ignorants.

Il y a aussi ceux qui interdisent la lecture à leur entourage, parce qu'elle les émancipe de leur pouvoir. Donner les moyens de la liberté à autrui, c'est leur permettre de fuir si le cœur leur en dit.

Lisez, si vous le souhaitez (c'est ce que vous êtes d'ailleurs en train de faire). Allez dans les bibliothèques, les librairies, qu'elles soient de quartier ou grandes enseignes, fréquentez les foires et les salons du livre, si vous voulez. Visitez ce site : http://www.lavilleauxlivres.com/, si le cœur vous en dit.

Lire, c'est être libre.

Stéphane Mettetal.

17 novembre 2014

De la guerre et une conversation avec Michel Delmas

La guerre n'a pas le même sens quand on est bourgeois. D'un côté, il y a ceux qui commandent et, de l'autre, ceux qui se font tuer. Dites : "non". Ne vous laissez pas embrigader, n'allez pas vous faire tuer pour le seul plaisir du pouvoir de vos donneurs d'ordre. Une solution pourrait être de "changer de camp", de passer du côté de ceux-ci. C'est ce qu'on appelle la "promotion sociale". Individuelle, cela va sans dire. Je professe une "promotion sociale collective" basée sur l'entraide, la solidarité, le partage et l'amitié. Ne soyons pas camarades vers la camarde ! Refusons toute forme d'obéissance ! Osons affirmer notre volonté de vivre en paix !

"Je suis un déserteur de ton armée de glands, de ton troupeau de branleurs. Ils n'auront pas ma peau, ils ne toucheront pas à mes cheveux, je ne saluerai pas le drapeau et je ne marcherai pas comme les bœufs", chante Renaud. "Puis surtout ce qui me déplaît, c'est que je n'aime pas la guerre, et qui est-ce qui la fait ? Ce sont les militaires. Ils sont nuls, ils sont moches et puis ils sont teigneux", poursuit-il.

Je suis pacifiste. Mais, pour empêcher la guerre, il faut agir : pacifique ne veut pas dire passif. Je rencontre Michel Delmas, maire de Pont-Sainte-Maxence de 2008 à 2014, à la foire annuelle. Petit échange courtois : "vous êtes toujours au Conseil général de l'Oise ? - Oui, et je compte bien y rester. [Les élections départementales ont lieu en mars prochain] - Quand commencez-vous la campagne ? - Très bientôt. - Vous aurez un sérieux adversaire. - Qui ? - Arnaud Dumontier [actuel maire]. - Il a promis [pendant sa campagne électorale des municipales] qu'il ne se présenterait pas à ces élections. - Il a le droit de changer d'avis. - Ah ? Non.

Stéphane Mettetal.

15 novembre 2014

Une visite au salon des vins de Senlis

Organisé par le Lions Club de Creil-Senlis-Chantilly, le vingt-et-unième salon des vins de Senlis se tient jusqu'à dimanche soir au gymnase Brichebay, avenue des chevreuils à Senlis. J'y discute avec un vigneron produisant du Cognac, j'apprends que la Charente produit cette liqueur à partir d'un vin élaboré à cette fin. Monsieur Pinard, de Jarnac, travaille avec son frère. Il me fait goûter un "XO", abréviation anglo-saxonne de : extra-old (très vieux). Il me dit d'en prendre en bouche la taille d'un grain de blé. Je déguste. Pendant ce temps, l'homme me dit que le Cognac trouve son origine dans la seconde moitié du seizième siècle en France, lorsque des Irlandais et des Anglais y vinrent produire ce breuvage. Il me parle aussi de Napoléon III : au Second Empire, les vignes furent dévastées par des maladies. Une appellation de Cognac se nomme Napoléon.

Je discute avec un vigneron de Chinon. Au château de cette ville, Jeanne d'Arc vint visiter Charles VII pour mener bataille aux Anglais.

Stéphane Mettetal.

13 novembre 2014

Trois cérémonies

Bar "le Longchamp" à Pont-Sainte-Maxence. La télévision diffuse des images et du son en provenance de Paris. Le président de la République, François Hollande, se recueille devant une statue de Georges Clemenceau. Je distingue Jean-Noël Jeanneney, historien, à l'arrière-plan. On entend : "aux morts !" puis la Marseillaise.

Sur la place Pierre-Mendès-France, une fanfare prend place. Le maire, Arnaud Dumontier, vêtu d'un manteau court, lit un discours. Des enfants du collège chantent "Le soldat" de Florent Pagny, puis un verre est offert.

Aux Ageux, ou plutôt "à les Ageux", comme on dit en ce village de l'Oise, le maire, Dominique Nagy, lit un autre discours, puis la liste des habitants "morts pour la France" est égrenée. Je salue Jean-Pierre Revière, porte-drapeau, Michel Delmas, ex-maire de Pont-Sainte-Maxence, conseiller général et Bernard Flamant, ex-premier adjoint de celui-ci. Un "pot de l'amitié" est offert à la salle Saint-Georges. Je discute, verre en main, avec M. François, ancien combattant d'Algérie notamment et titulaire de la médaille militaire. Je salue Jean-Pierre Deléglise, ex-élu de la municipalité. M. Lucien Gillet, né en 1925, me parle de mon père qu'il a connu à la Cérabati, une usine de Pont-Sainte-Maxence où ils travaillaient tous deux. Papa lui parlait de la guerre de Corée, me dit-il. Je savais qu'il avait participé à la guerre d'Indochine.

Stéphane Mettetal.