Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

La quotidienne

  • Des melons à Compiègne

    "Publiez votre pensée. Ce n'est pas un droit, c'est un devoir."

    Paul-Louis Courier, écrivain français.    

                            ***

    Lire la suite

  • De l'esclavage et de la colonisation

    Le dix mai prochain, comme chaque année, la France commémorera l'abolition de l'esclavage effectuée en avril 1848. Très bien et magnifique. Cependant, dans La question noire, Histoire d'une construction coloniale, Myriam Cottias écrit :

    "Il n'y avait nulle contradiction à ce que des hommes tels que Victor Schoelcher, abolitionniste français militant, adhèrent au projet de colonisation de l'Afrique dans lequel le christianisme tient une place centrale. "C'est par la christianisation que l'Europe a été civilisée, écrit un militant abolitionniste, en 1889, et, sans dédaigner les moyens que fournissent la diplomatie, les relations politiques et commerciales, c'est aussi par la religion que l'Afrique sortira de la barbarie païenne." [Alexis-Marie Gochet, in La barbarie africaine et l'action civilisatrice des missions catholiques au Congo et dans l'Afrique équatoriale]. On se doit d'ajouter que ce qui est présenté comme une croisade de la liberté est aussi un combat contre ce qui est appelé alors, le "mahométisme" [l'islam]."

    L'expression : "croisade de la liberté" me fait penser à George W. Bush et à son invasion de l'Irak, "contre ce qui est appelé alors, le "mahométisme" [l'islam]".

    Conclusion personnelle : l'action politique doit se situer hors de tout contexte religieux et doit servir à ce que chacun puisse s'exprimer afin de résoudre les problèmes. Cependant, la "libération" de la parole, c'est à dire l'écoute sans réticence, peut provoquer un effet de "déferlement" où "l'opprimé" exprime son ressentiment, quelquefois de vive façon. C'est un risque dont il faut être conscient, mais qui ne doit pas empêcher chacun de "dire son fait".

    Stéphane Mettetal.

  • "Mémé Laurette" et moi

    "Aux vertus qu'on exige dans un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets ?"

    Beaumarchais.

                                 ***

    Lire la suite

  • De la vente d'avions militaires

    À la radio, ce matin, une personne annonce fièrement la vente par la France à un pays étranger d'avions "de chasse". Je n'en tire aucune satisfaction car ces armes sont destinées à tuer, et je pense à un passage de l'Autobiographie de Martin Luther King lu hier soir : "Fasciné par l'idée de refuser toute coopération avec un régime pervers, j'ai été si profondément ému que j'ai relu le livre [La désobéissance civile : du devoir de désobéissance civique par Henry David Thoreau] plusieurs fois. J'ai alors acquis la conviction que le refus de coopérer avec le mal est une obligation morale, tout autant que la coopération avec le bien."

    Stéphane Mettetal.

  • "Taureau rouge"

    Arnaud Dumontier, maire de Pont-Sainte-Maxence, conseiller départemental et futur président de l'Office Public d'Aménagement et de Construction (OPAC) de l'Oise (son élection lors du prochain conseil du département ne faisant aucun doute puisqu'il est le seul candidat à ce poste), déclare à Aurélien Demay, journaliste de Oise-Hebdo, dans les colonnes du journal daté d'aujourd'hui : "je suis persuadé que si on change [le quartier des] Terriers, c'est toute la ville qui va changer."

    Que signifie cette phrase ? Pour connaître la pensée du maître de la ville - je veux dire : "du maire" -, il faudrait s'entretenir avec lui. La dernière fois que l'auteur l'a rencontré, il l'a félicité pour son élection au département, mais le militant de l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP) sachant pertinemment que la moindre des paroles qu'il lui adresse est illico publiée sur le site internet que vous lisez, il éluda (en français des "banlieues", il "esquiva").

    Au-delà du sens encore vague que j'accorde à cette déclaration, je me permettrai ici d'opposer à l'homme une citation de Lin Yutang, écrivain chinois : "Il y a l'art d'obtenir que les choses se fassent. Mais il existe un art plus noble : savoir laisser les choses en l'état." Pour préciser ma pensée, il me semble que notre ami aurait abusé d'une célèbre boisson énergétique (ce n'est pas du vin de Champagne qui a coulé déjà plusieurs fois à la mairie depuis son élection qu'il s'agit) et se sentirait "pousser des ailes", c'est à dire se prévaudrait d'abusives prétentions.

    Stéphane Mettetal.

  • Des Marguerite

    Le texte suivant a été écrit par l'auteur dans le cadre du cinquantième anniversaire du centre culturel "Marguerite Dembreville" de Chantilly qui aura lieu dans quelques semaines :

    "Marguerite, c’est le prénom de deux auteures fantastiques : Yourcenar, première femme à entrer à l’Académie française et Duras, monument incontournable de la littérature d’après-guerre. India Song, L’Amant et Mémoires d’Hadrien sont, chacune dans son genre, des œuvres intéressantes car on y lit des informations, ici sur l’Indochine, là sur l’Antiquité et toujours sur l’homme, c’est à dire sur la femme également.

     

    Dans Les Parleuses, un livre d’entretiens, l’auteure d’Un barrage contre le Pacifique exprime la possibilité de ne plus payer ses factures. Ailleurs, elle évoque les toiles d’araignées qu’elle laisse au plafond de sa maison et les enfants qu’elle entend aller à l’école. Dans Écrire, elle dit avoir regardé une mouche mourir et pensé qu’elle perdait la raison. Marguerite Yourcenar parle des réformes qu’elle préfère aux révolutions. Bernard Pivot qui la visitait dans sa villa d’Amérique , s’étonnait qu’on y confectionnât son propre pain.

     

    Lisez les Marguerite, s’il vous plaît. Écoutez les oiseaux chanter et vivre.

     

     

    Stéphane Mettetal.

     

     

     

    India Song, M. Duras, coll. L’imaginaire, Gallimard,

     

    L’Amant, M. Duras, éditions de minuit,

     

    Mémoires d’Hadrien, M. Yourcenar, Folio,

     

    Les Parleuses, M. Duras, Xavière Gauthier, éd. de minuit,

     

    Un barrage contre le Pacifique, M. Duras, Folio."

     

     

     

     

  • Des "blogs"

    Hillary Clinton, dans ses Mémoires, parle de "l'armée des blogueurs" dont les dirigeants politiques états-uniens sont obligés de tenir compte. Raymond Aron, plus tôt, écrivait : "J'avais gardé (...) un souvenir d'inaction quand je savais de connaissance sûre que Hitler préparait la guerre. Mais en ce temps-là, j'étais paralysé (...) Je n'avais pas de tribune et je trouvais inutile de me mêler de ces choses-là." (Cité par Albert Memmi dans Portrait d'un Juif).

    Grâce aux réseaux "Internet" et "sociaux", la personne considérant que "si elle ne s'occupe pas de politique, la politique s'occupe d'elle", peut exprimer son opinion, agir ainsi pour ses idées, simplement en créant un "blog", et disposer d'une "tribune".  

    Stéphane Mettetal.