02 septembre 2014

Du soixante-dixième anniversaire de la Libération de Pont-Sainte-Maxence

Ce dimanche 31 août, au Champ-de-Mars de Pont-Sainte-Maxence, quelques personnes dont des musiciens de fanfare attendent un cortège qui arrive suivi de quelques véhicules à quatre roues motrices. J'y rencontre Monsieur Eddy Schwarz, adjoint au maire et principal du collège Lucie-et-Raymond-Aubrac. Après une brève cérémonie, le cortège se dirige vers l'ancienne maternité, où Marcel Anique trouva la mort, âgé de douze ans en 1944. Le maire, Arnaud Dumontier, dépose une gerbe de fleurs devant la plaque commémorative, en compagnie de deux jeunes enfants vêtus d'uniformes états-uniens.

Nous nous dirigeons ensuite vers l'endroit où le soldat américain George Meyer fut tué, le 31 août 1944, dans le combat contre les Allemands. Nouveau dépôt de gerbes en compagnie d'un délégué de l'ambassade des États-Unis d'Amérique. Un homme joue à la trompette l'hymne national de ce pays. Le soleil perce les nuages.

Le cortège reprend sa route, se dirige vers le pont sur l'Oise. Le maire adresse un salut de la main à quelques personnes. Rue Louis-Boilet, la police municipale tente d'imposer le silence aux automobilistes protestant contre l'immobilité. La fanfare joue la Marseillaise en hommage à ce jeune homme, membre des Forces Françaises de l'Intérieur, décédé à vingt ans dans cette seconde guerre mondiale.

Puis nous nous rendons à l'hôtel de ville. Sur la place Pierre-Mendès-France, quelques véhicules militaires anciens stationnent. Monsieur le maire fait un discours. Des ballons jaunes et bleus, couleurs de la ville, sont distribués, ainsi que des petits drapeaux états-uniens et français. Sur la façade de la mairie, deux étendards : la bannière étoilée et l'Union Jack du Royaume-Uni. Les ballons sont lachés, puis un vin d'honneur est servi. Je tends un verre à Arnaud Dumontier qui le prend et me tourne le dos, peut-être à cause de la petite rose rouge glissée à mon revers.

Je discute avec Monsieur Vieille, un Maxipontain, puis avec un ancien combattant d'Algérie, qui habite à Sarron. J'ai rencontré ce matin-là quelques élus dont Stéphanie Guereven, Samira Beaucarny, Bernard Flamant, nouveau président de l'association de sauvegarde du patrimoine. J'ai fait une remarque à deux jeunes hommes qui restaient assis pendant la cérémonie du Champ-de-Mars, puis j'ai discuté avec une jeune fille qui entre en classe de chimie au lycée Marie-Curie de Nogent-sur-Oise. J'ai salué Reynald Rossignol et d'autres membres du Front national. La gauche était quelque peu absente de cette commémoration, à l'exception de l'ex-premier adjoint au maire, Bernard Flamant.

Stéphane Mettetal.

01 septembre 2014

Statistiques d'août

3 627 visites ont été enregistrées sur La France au mois d'août. La moyenne quotidienne est de 117 visites.

S. M.

30 août 2014

Des agents de surveillance de la voie publique

Ce sont les "ouvriers" de la police : ils portent sur leur uniforme la marque "A.S.V.P." qui signifie "agent de surveillance de la voie publique". Alors que leurs collègues gardiens de la paix circulent en véhicule motorisé, ils se déplacent à pied. C'est bientôt la rentrée scolaire ; ils vont faire traverser les routes aux enfants. Ils rencontrent quelquefois des problèmes avec des automobilistes verbalisés pour stationnement illicite. A Pont-Sainte-Maxence, ils leur rappellent que la ville bénéficie de "zones bleues" non payantes.

Stéphane Mettetal.

28 août 2014

De la "division Charlemagne"

Une femme me raconte l'histoire d'une famille dans laquelle un des fils s'engagea pendant les années 1940 dans la "division Charlemagne". Il vint chez ses parents en uniforme.

"A la fin de la [seconde] guerre [mondiale], la plupart des miliciens (milice française : formation paramilitaire créée par le gouvernement de Vichy en janvier 1943 et qui participa activement à la politique de collaboration en combattant contre les résistants) furent intégrés dans la brigade SS "Charlemagne" qui combattit aux côtés des Allemands. (...) Les volontaires français de la "division Charlemagne" furent parmi les ultimes combattants défendant le bunker de Hitler à Berlin." Extraits de Dominique Vallaud, Dictionnaire historique, éd. Fayard aux entrées "milice" et "SS".

Stéphane Mettetal.

24 août 2014

Une histoire

Elle avait fêté, sans doute chichement, son neuvième anniversaire quelques mois plus tôt. Elle voyait les Alliés descendre la "côte de Chantilly". Elle habitait une maison de la rue Boursier, à Creil. Les ennemis avaient fait sauter le pont sur l'Oise et guettaient l'avancée des troupes depuis des caves de l'autre rive. Un pont de péniches fut installé.

Un résistant voulut appréhender une jeune voisine pour lui tondre les cheveux. La maman de la fillette s'y opposa. C'étaient les derniers jours du mois d'août, en 1944.

Stéphane Mettetal.

23 août 2014

Rectificatif

Contacté par téléphone, M. René Blanchon n'a pas souhaité rencontrer l'auteur pour un entretien, contrairement à l'annonce faite sur La France dans une note précédente. L'entrevue avec Haroon Malik est prévue la semaine prochaine.

Stéphane Mettetal.

Des entretiens prévus avec Haroon Malik et René Blanchon

L'auteur de ce blog a pris contact avec deux personnes pour des entretiens destinés à être relatés dans ces pages. La première est Haroon Malik, étudiant de Nogent-sur-Oise, récemment issu de l'institut d'études politiques (Sciences Po) de Paris, candidat aux dernières élections municipales et auteur d'un ouvrage intitulé : Le Québec, de l'abandon à la renaissance, paru aux éditions du Panthéon. La seconde est René Blanchon, que les Maxipontains connaissent bien puisqu'il est auteur de plusieurs livres sur Pont-Sainte-Maxence dont Les rues de Pont-Sainte-Maxence.

Stéphane Mettetal.