18 septembre 2014

De la Tunisie

Les "printemps" ou révolutions arabes ont eu pour départ l'immolation par le feu d'un jeune Tunisien. Ils ont gagné quelques pays dont la Libye et l'Égypte. Des dictateurs depuis longtemps installés ont été déchus : Hosni Moubarak, Zine el-Abidine Ben Ali et Mouammar Kadhafi.

Moncef Marzouki, président de la République tunisienne, a écrit un livre remarquable intitulé L'invention d'une démocratie et a installé les bases d'un État démocratique. A la fin du mois prochain, les Tunisiens vont élire une nouvelle assemblée puis un nouveau président.

Une famille tunisienne m'a accueilli dans les années 90. Je garde un souvenir ému de ces heures passées dans un climat dépaysant, au son des mots arabes, des odeurs de thé à la menthe et de la cuisine méditerranéenne.

Stéphane Mettetal.

16 septembre 2014

De l'immigration

Benjamin Stora a pris hier la tête du musée national de l'histoire de l'immigration. Je le félicite ici et l'encourage à "décloisonner les imaginaires", selon sa propre expression, c'est à dire à faire en sorte que "les histoires particulières du Maghreb et de l'Afrique subsaharienne soient mieux connues de la France au sens large et qu'elles irriguent le récit national républicain" car "l'immigration qui pose problème aujourd'hui, ce n'est plus principalement celle européenne, mais celle [de ces régions]" (Le Monde daté du 16 septembre).

Stéphane Mettetal.

 

Site internet du musée national de l'histoire de l'immigration : http://www.histoire-immigration.fr/

13 septembre 2014

Des antisémites

Ludovic Lefebvre, un proche de Reynald Rossignol, membre du Front national maxipontain, répond à un de mes "tweets" relayant un article du "monde.fr" intitulé : "le nombre d'actes antisémites a explosé en France" (http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/09/12/le-nombr...) par la double question : "qui sont les antisémites ? Les plus antisionistes ?"

Un antisémite est un "raciste animé par l'antisémitisme", selon le petit Robert 2010. L'antisémitisme est, quant à lui, un "racisme dirigé contre les Juifs" (idem).

Drieu La Rochelle, écrivain français influencé par le fascisme, se suicida en 1945 et en laissant ces mots : "je meurs antisémite (respectueux des Juifs sionistes)".

Les Sémites sont les "différents peuples provenant d'un groupe ethnique originaire d'Asie occidentale et parlant des langues apparentées. Les Arabes, les Ethiopiens et les Juifs sont des Sémites" (même référence).

Un antisémite, selon la définition du Sémite, peut être "animé par un racisme dirigé contre" les Arabes. A ce propos, lors de la visite de Rama Yade, ex-ministre chargé des droits de l'homme, à Pont-Sainte-Maxence, l'équipe de campagne de Samira Herizi, dont l'auteur faisait partie, avait organisé un rendez-vous avec des membres d'une association locale dans un café où se trouvaient par hasard des membres du Front national dont Reynald Rossignol, tête de la liste "Pont Bleu Marine". Un tract du parti d'extrême-droite affichait une photographie montrant deux femmes habillées selon la coutume musulmane, de dos. Elles semblaient représenter la cible désignée de la politique du parti de Marine Le Pen.

La seconde question est relative au sionisme, "mouvement politique visant à l'établissement puis à la consolidation d'un État juif (la Nouvelle Sion) en Palestine" (même référence). Je suppose que les "antisionistes" de M. Lefebvre, ce néologisme ne figurant pas dans mes dictionnaires, sont des personnes refusant ou s'élevant contre la création et la consolidation d'Israël. Or cet État a été créé et est solide. Les attaques contre lui peuvent être qualifiées d'"anti-israélisme", mais le terme "antisionisme" me semble désormais quelque peu obsolète.

Stéphane Mettetal.

07 septembre 2014

Du "onze-septembre"

Les attentats perpétrés par Al-Qaïda sur le territoire des États-Unis d'Amérique ne concernent pas la France. Certes, deux avions de ligne ont fait s'effondrer des immeubles et les rêves de puissance de Washington. Je propose aux dirigeants d'un pays désirant gouverner le monde une maxime extraite du livre de la voie et de la vertu, principal texte de la religion chinoise nommée taoïsme et datant du IIIème siècle avant Jésus-Christ : "ne cherche pas à conquérir le monde par la force, car la force génère la résistance".

Stéphane Mettetal.

05 septembre 2014

Un livre introuvable

A la librairie "Entre les lignes" de Creil, tous les exemplaires du livre de Madame Trierweiller ont été vendus. Au magasin Fnac de Saint-Maximin, un homme habillé en vert le commande et le recevra chez lui par la poste car il fait défaut également. Dans la boutique "Cultura" voisine, une vendeuse derrière son guichet, une main sur la "souris" de son ordinateur, me coupe dans ma phrase : "j'imagine que vous n'avez plus le livre..." - Non. - ... de Madame Trierweiller. - Tout est parti en une heure et demie hier matin."

Stéphane Mettetal.

03 septembre 2014

Des téléphones insup-portables

Maman et moi sommes attablés en terrasse d'un restaurant. Un homme téléphone, debout dans l'allée entre les tables. Sa discussion dure et nos coups d'œil réprobateurs ne modifient pas son comportement. Certains utilisent leur appareil plus discrètement.

Plus tard, une jeune femme manipule son téléphone portable alors que nous commençons une conversation. "Tapoter pendant que je vous parle ne vous gêne-t-il pas ?" lui demandé-je.

Enfin, rencontrant une voisine dans le hall de l'immeuble, je l'informe que j'ai remarqué la présence de son mari dans la rue. Son téléphone sonne, elle décroche et me tourne le dos pour répondre.

Stéphane Mettetal.

02 septembre 2014

Du soixante-dixième anniversaire de la Libération de Pont-Sainte-Maxence

Ce dimanche 31 août, au Champ-de-Mars de Pont-Sainte-Maxence, quelques personnes dont des musiciens de fanfare attendent un cortège qui arrive suivi de quelques véhicules à quatre roues motrices. J'y rencontre Monsieur Eddy Schwarz, adjoint au maire et principal du collège Lucie-et-Raymond-Aubrac. Après une brève cérémonie, le cortège se dirige vers l'ancienne maternité, où Marcel Anique trouva la mort, âgé de douze ans en 1944. Le maire, Arnaud Dumontier, dépose une gerbe de fleurs devant la plaque commémorative, en compagnie de deux jeunes enfants vêtus d'uniformes états-uniens.

Nous nous dirigeons ensuite vers l'endroit où le soldat américain George Meyer fut tué, le 31 août 1944, dans le combat contre les Allemands. Nouveau dépôt de gerbes en compagnie d'un délégué de l'ambassade des États-Unis d'Amérique. Un homme joue à la trompette l'hymne national de ce pays. Le soleil perce les nuages.

Le cortège reprend sa route, se dirige vers le pont sur l'Oise. Le maire adresse un salut de la main à quelques personnes. Rue Louis-Boilet, la police municipale tente d'imposer le silence aux automobilistes protestant contre l'immobilité. La fanfare joue la Marseillaise en hommage à ce jeune homme, membre des Forces Françaises de l'Intérieur, décédé à vingt ans dans cette seconde guerre mondiale.

Puis nous nous rendons à l'hôtel de ville. Sur la place Pierre-Mendès-France, quelques véhicules militaires anciens stationnent. Monsieur le maire fait un discours. Des ballons jaunes et bleus, couleurs de la ville, sont distribués, ainsi que des petits drapeaux états-uniens et français. Sur la façade de la mairie, deux étendards : la bannière étoilée et l'Union Jack du Royaume-Uni. Les ballons sont lachés, puis un vin d'honneur est servi. Je tends un verre à Arnaud Dumontier qui le prend et me tourne le dos, peut-être à cause de la petite rose rouge glissée à mon revers.

Je discute avec Monsieur Vieille, un Maxipontain, puis avec un ancien combattant d'Algérie, qui habite à Sarron. J'ai rencontré ce matin-là quelques élus dont Stéphanie Guereven, Samira Beaucarny, Bernard Flamant, nouveau président de l'association de sauvegarde du patrimoine. J'ai fait une remarque à deux jeunes hommes qui restaient assis pendant la cérémonie du Champ-de-Mars, puis j'ai discuté avec une jeune fille qui entre en classe de chimie au lycée Marie-Curie de Nogent-sur-Oise. J'ai salué Reynald Rossignol et d'autres membres du Front national. La gauche était quelque peu absente de cette commémoration, à l'exception de l'ex-premier adjoint au maire, Bernard Flamant.

Stéphane Mettetal.