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29 janvier 2015

Projet d'entretien avec Michel Roby, candidat aux élections départementales

Michel Roby est candidat avec Hayat Govaert aux élections départementales de l'Oise, dans la circonscription de Pont-Sainte-Maxence. Elles auront lieu les 22 et 29 mars prochains. Devant le rencontrer afin d'écrire un article sur ce sujet en début de semaine prochaine, je propose aux lecteurs de La France souhaitant poser des questions à l'élu municipal par mon intermédiaire de le faire en commentaire de cette note.

Stéphane Mettetal.

28 janvier 2015

Un mal, des mots

Un gendarme en uniforme m'a dit : "il faut vous faire soigner" parce que je criais. "Dans les stades, les gens hurlent", lui ai-je répondu.

Un professeur m'a dit : "n'allez pas à Auschwitz". Quand je l'ai traité de mystique, il fut ravi.

Une femme m'a dit : "les hommes politiques ne sont pas des artistes". Cela paraît évident mais j'imaginais alors le contraire.

Un écrivain m'a dit : "il ne faut pas cesser d'écrire" et : "tout est politique".

On m'a dit : "ce n'est pas l'endroit" quand j'avais écrit et : "ce n'est pas le moment" lorsque j'eus parlé.

Et je me souviens avoir eu sous les yeux, à l'université de Paris où j'étudiais, un article de journal annonçant le décès de Marguerite Yourcenar.

Stéphane Mettetal.

25 janvier 2015

De l'action gouvernementale

Le gouvernement ne perd-il pas le sens de la mesure ? En réaction aux attentats contre les journalistes de Charlie Hebdo et aux événements les ayant directement suivis, le premier ministre se précipite dans une série d'annonces dans les domaines de l'enseignement et de la politique de la ville.

Je lis dans Le Monde : "Valls fait du Sarkozy". Pourquoi cet empressement caractéristique de l'action de l'ex-président de la République ? A-t-il peur d'être "dépassé sur sa droite" ou réagit-il sous l'effet de l'information en continu ?

Ce peut être le jeu de la démocratie que l'opinion réclame des actes, mais le gouvernement doit-il lui céder ? Ces réactions me semblent hâtives et inefficaces, car décidées dans l'urgence.

Stéphane Mettetal.

24 janvier 2015

Des Américains en France

Dans un café, une dizaine de jeunes gens attablés parlent en anglais. "God save the queen !", lancé-je. - Americans", rectifie l'un d'eux. - God bless U. S. A. !" corrigé-je. Ils m'expliquent qu'ils sont venus en France apprendre notre langue. "Je suis en train de lire Paris est une fête d'Ernest Hemingway." - Oh, a moveable feast", traduit une jeune fille à l'attention de ses camarades. - Connaissez-vous des écrivains français ? Ils me répondent : Victor Hugo, Simone de Beauvoir, Albert Camus et Jean-Paul Sartre. - Et vous, des écrivains américains ?" Je cherche : "Henry Miller (Tropique du Cancer) et Stephen King." La discussion se termine et je leur souhaite un "bon séjour en France".

Stéphane Mettetal.

22 janvier 2015

Du "rassemblement"

La semaine prochaine, Nicolas Sarkozy fêtera son soixantième anniversaire. Il a récemment été élu président de l'Union pour un mouvement populaire, qu'il souhaite rebaptiser, peut-être du nom de "rassemblement".

Cherchant des informations sur Jules Guesde, dont une rue de Creil porte le nom, j'emprunte à la médiathèque Antoine-Chanut un livre intitulé : la Troisième République où je lis : "seules les nations belliqueuses ont le besoin absolu d'être rassemblées : "Si vous voulez être un peuple laborieux, pacifique et libre, vous n'avez que faire d'un pouvoir fort. [...] La France a besoin d'un gouvernement faible." (Jules Ferry en 1865).

Stéphane Mettetal.

21 janvier 2015

Monsieur Bronstein* et moi

Une voiture sur laquelle sont inscrits les mots : "police nationale" et bariolée de bleu et rouge s'arrête en double file dans la rue Jules-Uhry, près de la gare ferroviaire de Creil. Un jeune homme en uniforme bleu marine en descend et se dirige vers un distributeur de billets de banque, un petit rectangle de plastique à la main.

J'achète un journal et revenant vers mon automobile stationnée dans la rue Jules-Michelet, sur l'autre rive, j'aperçois M. Bronstein* que je n'avais pas vu depuis des années. Je vais à sa rencontre et le salue. "Vous vous souvenez de moi ? J'ai donné des cours de mathématiques à votre fils. Que fait-il maintenant ? - Il est en "master" dans le domaine de l'environnement. - Et votre fille Monique* ? - Elle a monté une boîte à Montataire avec des copines. - Je me souviens que vous m'avez un jour offert une bouteille de vin. Votre épouse est toujours institutrice ? - Oui. - Et votre plus jeune fille, Anne* ? - Elle a vingt ans et elle fait des études pour devenir kinésithérapeute. Passez nous voir quand vous voulez."

Nous nous quittons dans la rue Antoine-Chanut. Je remarque que M. Bronstein fut gêné lorsque je posai la main sur son bras.

 

Stéphane Mettetal.

 

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* les noms ont été changés.

20 janvier 2015

Vu de mon balcon

Le jour pointe à l'horizon, c'est l'aurore. Derrière les fenêtres allumées, des gens s'affairent. Il fait froid, j'ai revêtu une légère couverture lancée sur mes épaules. Au bas de la colline, les phares rouges et blancs des voitures font une file mouvante, dans un bruit lancinant. Des oiseaux chantent et un chat passe. Le ciel est dégagé.

Le gardien tient, depuis son balcon du rez-de-chaussée, son petit chien noir et blanc en laisse. Puis il le rappelle et le hisse jusqu'à lui. Plus loin, des piétons attendent un bus sur un trottoir. J'écris une carte postale à ma sœur et une chanson me hante : "c'est un hameau perdu sous les étoiles, avec de vieux rideaux pendus à des fenêtres sales..." (Francis Cabrel).

S. M.