24 juillet 2014

Jeudi matin, le roi, la reine et le petit prince...

Sortant de notre immeuble, ma compagne, mon chien et moi rencontrâmes, le jeudi 17 juillet dernier, Monsieur le maire de la ville, accompagné d'un homme et d'une femme. Je saluai l'édile qui me présenta Madame Martine Juston, sous-préfet de l'Oise. Je lui dis que, pour ma part, j'étais "sous-préfet de ma maison". - Préfet, répondit-elle. - Le préfet, c'est Madame, rétorquai-je alors en désignant ma concubine. - Et voici notre fidèle collaborateur, ajoutai-je en montrant la chienne qui reniflait le bas de pantalon du costume sable d'Arnaud Dumontier.

J'apprenais hier à la lecture du journal Oise hebdo que l'homme accompagnant le sous-préfet était Christian Massaux, président de la communauté de communes des pays d'Oise et d'Halatte (UMP).

Une chanson de Renaud Séchan me revint en tête : Rouge-gorge. Elle parle de Robert Doisneau et des quartiers de Paris.

Extrait :

"Rouge-gorge chante
Le Temps des Cerises
Dans les rues vivantes
Lorsqu'un jour arrive ;
Le temps des noyaux
Et des bulldozers
Et des vrais salauds
En costume clair
Quelques sous-ministres
A attaché-case
Les mines sinistres,
L'âme versaillaise
Décrètent trop vieux
Tout ce quartier-là ;
Y foutra le feu
Si l'vieux s'en va pas"



23 juillet 2014

Du Proche-Orient

Je rencontre Samir*, jeune musulman, avec qui j'entame une discussion sur la situation au Proche-Orient. "Qu'en penses-tu ? lui dis-je. - Il suffit qu'il y en ait deux ou trois qui f... la m... et cela dégénère. Et toi ? - Je voudrais que cette guerre cesse. - Elle ne cessera pas, répond-il. - Combien de temps penses-tu qu'elle va durer ? - Jusqu'à temps que l'un [des camps] se prenne une "volée". - Qui mettra une "volée" à qui ? Israël ne peut pas perdre. - Il a déjà beaucoup perdu, en termes d'image. - Je crois que son image ne l'importe guère et qu'il a dépassé ce stade. Je suis en tout cas heureux que tu prennes cela avec de la distance. - Il ne faut pas s'en mêler, termine-t-il.

Je cherche la définition des mots suivants dans le petit Robert 2010 :

Transaction : du latin transactio, de transigere > transiger. Acte par lequel on transige. "La plus mauvaise transaction (...) est meilleure que le meilleur procès." Balzac.

Transiger : faire des concessions réciproques, de manière à régler, à terminer un différend.

Stéphane Mettetal.

 

* le prénom a été changé.

22 juillet 2014

Une visite au siège de l'UMP

Devant me rendre dans le XVème arrondissement de Paris, je constate que le nouveau siège national de l'union pour un mouvement populaire s'y trouve, au 238 de la rue de Vaugirard. Au Monopoly, c'est une des cartes les plus chères, me semble-t-il. Arrivé sur place, j'entre par un sas à deux portes puis un homme et une femme assis derrière un bureau m'accueillent. "Je suis ici par curiosité", leur dis-je. - Ça s'arrête là, me répond l'homme. Après discussion, je parviens à obtenir le droit de prendre un café au distributeur de la cafétéria. Je prends les numéros de juin et juillet du bulletin des élus locaux que je consulte, assis dans un fauteuil blanc. Des gadgets aux couleurs bleu et rouge sont en vente dans une vitrine. Une fiche détachable d'un des magazines est intitulée : "Nouveaux maires, quelques conseils pour bien démarrer le mandat". Au paragraphe "les réseaux sociaux", je lis : "sur les blogs, publiez des articles régulièrement, mais sans écrire pour ne rien dire, faute de quoi vos lecteurs se lasseront". Deux hommes discutent, debouts à une table haute. Je termine mon café, puis je sors du bâtiment. Je constate que le ministère de l'agriculture et de la pêche est situé à proximité. J'achète une bouteille de Pessac-Léognan 2010 chez un caviste.

Stéphane Mettetal.

20 juillet 2014

Du colonialisme au Proche-Orient

Pour mieux comprendre la situation au Proche-Orient, j'emprunte L'État d'Israël d'André Chouraqui, paru dans la collection "Que sais-je ?" aux Presses Universitaires de France, à la bibliothèque Reine-Philiberte. Je cherche en particulier l'histoire de sa fondation.

Extraits :

"Israël devint une nation à partir de la conquête de la Terre Promise par Josué (vers 1180). Installé en Terre Sainte, il allait pendant plus de treize siècles donner naissance à une culture originale qui puisait ses sources dans la plus profonde sagesse de l'Orient. La révélation de Moïse fut le souffle vivant qui anima les Juges, les Rois, les Prophètes et les prêtres et donna naissance à une vision du monde profondément originale, consignée dans les livres de la Bible hébraïque. Le destin de ce recueil fut lui aussi exceptionnel. Né en Orient, il devait conquérir à sa sagesse, par le canal du Christianisme, l'Occident et avoir le privilège unique de parler, de siècle en siècle, à l'humanité entière."

Au début du XXème siècle, "l'effondrement de l'Empire ottoman, l'occupation de la Terre Sainte par les troupes britanniques allaient permettre à la Grande-Bretagne, avec le consentement de la France et de l'Italie, de définir sa politique palestinienne dans un sens favorable aux ambitions sionistes [la restauration de l'État d'Israël]."

Le conflit actuel entre Israël et le Hamas semble être le lieu exact de l'affrontement des deux moitiés du monde : l'Occident, riche, entreprenant, désirant étendre sa puissance et l'Orient, pauvre, pacifique et désarmé face aux colonisateurs. Celui-ci m'apparaît comme la victime du prédateur occidental, cherchant à acquérir plus de richesse, dans une ignorance de l'humanité des peuples, bien qu'il soit tellement préoccupé par celle de ses propres citoyens.

La logique présidant à la politique occidentale est d'acquisition, pour ne pas employer le terme de "capitalisme". Or si celle-ci se fait au détriment de quelqu'un, cela s'appelle du vol. Et quand on utilise la violence pour parvenir à ses fins, c'est un crime.

En conclusion, le colonialisme n'est pas mort et les empires non plus. D'une démonstration ostentatoire de leur glorieuse puissance, ils sont parvenus à une politique plus discrète, néanmoins efficace et brutale. L'indépendance politique des ex-colonies n'est que de façade. En sous-main, elles sont encore dirigées par leurs maîtres.

Stéphane Mettetal.

19 juillet 2014

Philippe Marini et moi

Invité le 5 juillet dernier à l'espace Saint-Pierre-des-Minimes de Compiègne pour le vernissage d'une exposition de peinture, j'écoute Philippe Marini, maire de la ville et sénateur, discourir et remercier quelques personnes. L'artiste, Daniel Levigoureux, parle à son tour. "L'essence même de la plaine, c'est la Beauce", dit-il. J'écrit un mot sur le livre d'or. Discussion avec M. Marini : "Cela se passe bien au sénat ?" - Bien, oui, merci. - Pourvu que ça dure.

Puis je parle avec une femme âgée qui a été médecin en gériatrie à Besançon. "Il suffit parfois de peu de chose, un petit cadeau, pour faire plaisir", me dit-elle.

Stéphane Mettetal.

17 juillet 2014

Du "terrorisme" d'Arnaud Dumontier

Lors de la commémoration de l'abolition de l'esclavage, peu après l'élection d'Arnaud Dumontier à la mairie de Pont-Sainte-Maxence, celui-ci fit un discours dans lequel il parla de "terrorisme" et cita le mouvement insurrectionnel islamiste nigérian Boko Haram.

Le quatorze juillet dernier, il reprit le terme dans son discours célébrant la fête nationale au pied des marches de l'hôtel de ville.

Les agissements d'une secte en Afrique centrale touchent-ils M. le maire et notre ville ? L'utilisation du terme par l'édile ne procède-t-elle pas plutôt d'un effet d'intimidation dans le but de justifier sa politique sécuritaire et le déploiement des moyens afférents ?

Les dirigeants israéliens utilisent le même vocable pour tenter de légitimer leurs bombardements aériens sur Gaza et le régime national-socialiste allemand occupant la France pendant la seconde guerre mondiale parlait de "terrorisme" pour qualifier les actes de sabotage des résistants indigènes et fusiller leurs auteurs.

En employant ce mot sans précautions, on propage la peur. Icelle est un moyen de dominer.

Stéphane Mettetal.

15 juillet 2014

Cérémonies du quatorze-juillet à Pont-Sainte-Maxence

Lundi matin avaient lieu, à Pont-Sainte-Maxence, des cérémonies célébrant la fête nationale. Au Champ-de-Mars, place du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, des pompiers étaient en rang devant la statue représentant un soldat de la guerre de 1870. Des élus arrivèrent : M. Bruno Vermeulen, adjoint au maire chargé des travaux et de l'urbanisme, accompagné de Mme Joëlle Lefebvre, conseillère municipale, Mme Monique Martin, adjointe chargée des affaires sociales, M. Eddy Schwarz, adjoint chargé des affaires scolaires, M. Jean-Pierre Revière, adjoint en charge de la sécurité et de la propreté, M. Michel Delmas, ex-maire, conseiller municipal et chef de l'opposition. Puis M. le maire et M. Eric Woerth, député de la circonscription et maire de Chantilly. Ce dernier fit un bref discours, des couronnes de fleurs furent déposées au pied du monument et le cortège prit la direction de l'hôtel de ville.

Sur la place Pierre-Mendès-France, la fanfare joua la Marseillaise, M. Arnaud Dumontier lut un discours citant Gambetta, Ernest Renan et Victor Hugo puis il invita les personnes présentes à boire un verre à la mairie.

Stéphane Mettetal.